Bourse du Travail de Villejuif (94): On ne lâche rien !

Les bourses du travail sont notre bien commun !

Dans une lettre du 20 septembre dernier adressée aux Villejuifoises et aux Villejuifois, Franck LE BOHELLEC, Maire de la ville, poursuit sa stratégie de désinformation et de manipulation dans le seul objectif de reléguer au second plan les raisons de notre mobilisation qui dure depuis maintenant plus d’un mois.
En effet, condamnées à l’expulsion de leur local par le Tribunal Administratif en plein coeur de l’été, et ce à la demande du Maire de la ville, les organisations syndicales locales et départementales CGT, FO, Solidaires, FSU et UNEF se battent depuis plusieurs semaines contre cette attaque politique et judiciaire inédite visant à éradiquer le syndicalisme de la ville de Villejuif.
Après de nombreux rassemblements devant la Bourse du Travail, devant l’Hôtel de ville ou encore devant la Préfecture du Val-de-Marne, le maire de Villejuif persiste dans son refus de rencontrer les organisations syndicales et continue sa campagne mensongère visant à stigmatiser nos organisations et nos militant-e-s.
Mais notre combat est juste et légitime alors quand Monsieur LE BOHELLEC évoque une « perte de recettes » pour la ville et des « dépenses à la charge des Villejuifois », nous réaffirmons que la Bourse du Travail n’est pas un coût mais un outil essentiel à l’épanouissement de chacun-e et au vivre ensemble. Chaque euro dépensé dans le fonctionnement de la maison des travailleurs-euses est un euro que la collectivité investit pour l’accueil, l’information, le conseil et la formation des salarié-e-s de plus en plus précaires et vulnérables. C’est un investissement dans la lutte contre l’isolement des salarié-e-s et pour l’émancipation de chacun-e.
Malgré les méthodes inadmissibles de Monsieur LE BOHELLEC mêlant diffamation et désinformation dans le seul but de faire diversion, notre détermination à ne rien céder et à faire valoir nos droits et nos arguments reste intacte. En aucun cas nous ne quitterons la Bourse du Travail et n’accepterons jamais ces attaques envers les organisations syndicales à Villejuif et partout ailleurs dans le département du Val-de-Marne.
Il ne s’agit pas là de « querelles politiques d’un autre temps » comme Monsieur le maire tente de nous le faire croire, réclamer la fermeture de la maison commune des syndicats revient à s’attaquer aux salarié-e-s et aux moyens dont ils disposent pour se faire respecter, connaitre leurs droits et s’organiser pour en conquérir de nouveaux. Dans un contexte difficile où le gouvernement s’attaque au Code du travail avec les ordonnances Macron et assaillit les Francais-e-s de reculs sociaux, les salarié-e-s et habitant-e-s de nos villes ont plus que jamais besoin d’une présence syndicale de proximité.
Le syndicalisme est un droit fondamental, garanti par la Constitution, qui doit être protégé et non menacé. La bourse du travail est l’outil indispensable des organisations syndicales, des salarié-e-s et habitant-e-s de nos villes. Alors si le Maire souhaite réellement préserver les intérêts des Villejuifoises et de Villejuifois comme il l’annonce dans sa lettre, il doit abandonner sa procédure d’expulsion des syndicats de la Bourse du Travail et accepter de nous rencontrer pour trouver une solution à cette situation.
NB: Cette lettre est financée par les cotisations syndicales des salarié-e-s adhérent-e-s de la CGT contrairement à la propagande du Maire qui, elle, est financée par les deniers publics.

La CGT du Val de Marne , le 4 octobre 2017

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