Emploi et formation

CESER : déclaration CGT sur la formation professionnelle

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Le gouvernement avait annoncé une réforme de la formation professionnelle et précisément sur l’apprentissage, une autre de la formation prof continue, en lien avec celle de l’assurance chômage. L’ensemble des sujets devant être regroupés dans une loi en 2018.

La CGT pense utile de réaffirmer que la formation prof n’est pas une solution miracle pour résoudre le chômage de masse !

Pour preuve, le niveau de diplôme des demandeurs d’emploi est sensiblement le même que celui de la population active. De plus le lien formation/emploi n’est pas mécanique puisque 50% des salarié-es en emploi occupent un poste sans relation avec leur formation initiale.

Si la loi du 5 mars 2014 portait l’objectif de réduire les inégalités d’accès à la formation prof, force est de constater que l’objectif est loin d’être atteint !

Si un effort particulier est à faire auprès des demandeurs d’emploi, cela exige d’être en capacité de cibler les filières prof et les métiers qui recrutent vraiment et de mettre l’accent sur les formations longues et certifiante, inscrites dans un parcours de formation garanti.

Dans l’avis qui nous est présenté ce jour, le secteur sanitaire et social représente en Ile de France près de 5% de l’emploi, soit environ 270 000 emplois.

Les perspectives de développement de l’emploi sont nombreuses principalement dans l’aide à domicile, la petite enfance et la rééducation mais pas seulement les EHPAD, les Hôpitaux, les hébergements d’accueil, les IME, ESAT…. Mais pas seulement, les EHPAD, les Hôpitaux, les hébergements d’accueil, les IME, les ESAT ont des besoins identifiés en matière d’emploi/formation.

Ces formations très « employantes » participent pleinement aux politiques d’insertion des jeunes dans le marché du travail et de formation professionnelle tout au long de la vie.

La Région accorde ainsi une très grande importance à adapter au regard des besoins locaux et dans une démarche concertée l’offre de formation à ces métiers qui ont un impact sur la qualité de vie de l’ensemble des franciliens.

Les intentions peuvent paraître bonnes, cependant : des moyens étaient dédiés à un moment donné du calendrier politique, qui a fini par instaurer un climat non propice à une négociation sérieuse et loyale.

Cependant nous nous interrogeons sur :

  • La baisse du soutien financier de Pôle Emploi pour les formations d’aide-soignant et d’auxiliaire de puériculture, (révision du champ d’application du SPRF – service public régional de la formation pour les formations sanitaires et sociales) ne peut nous satisfaire ! Cette insuffisance rentre dans une logique d’abaissement chronique des moyens en formation et en emploi dans tous les établissements sanitaires et sociaux.

Convenir que le public concerné par ces offres est ciblé en Ile de France est une donnée intéressante (des jeunes inscrits en mission locale, des demandeurs d’emploi et des bénéficiaires du RSA) mais reste pourtant insuffisante au regard des demandes faites dans ces secteurs d’activité !

Issue du milieu prof, nous constatons malheureusement que les moyens restent comprimés alors que nous avons besoin d’investissements conséquents pour soutenir et développer ce secteur d’activité.

L’Hôpital est le premier lieu ou malheureusement les risques psycho-sociaux se développent alors même que ce lieu se voudrait être en bonne santé pour soigner et accompagner les usagers.

Performance et qualité nous sont demandés, parce que nous traitons la santé des humains, ce qui semble normal….. mais les compétences développées ne sont pas toujours en articulation avec les attentes des établissements.

La CGT s’interroge sur le suivi de ces formations, alors que la région est co-financeur, elle pourrait envisager un suivi de l’apprenant et des cursus de formation.

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Discours de Valérie Lesage au mur des fédérés le 1er Mai 2018.

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